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29|10|2012

Qu'est-ce que l'Essentiel ? (III)

Qu'est-ce que l'Essentiel ? (III)

Rester attentif à faire de l'essentiel, l'Essentiel ?

Lors de la dernière réunion de la Commission des Programmes de Radio Essentiel, le slogan publicitaire : "Radio Essentiel, plus que de la radio", nous servait de base de réflexion, l'accent était mis sur l'adverbe "plus". Ce mot indique ce qui doit être en plus grande quantité, ce qui doit atteindre un niveau supérieur.

Des quatre plus mis en rapport avec les objectifs de Radio Essentiel, l'un d'eux "plus d'évangélisation" retiendra notre attention. Pourquoi, me direz-vous, faire entrer ce nouveau paramètre dans notre série à propos de l'Essentiel ? Tout simplement, parce que l'évangélisation est essentielle à la vie de l'Eglise.

En tant que communauté chrétienne, nous devons veiller à faire de l'essentiel, l'Essentiel, c'est à dire que nous devons rester attentifs à donner la priorité à l'évangélisation, car bien des choses apparemment en rapport avec l'essentiel, peuvent en fait carrément nous en détourner.

Qu'est ce que l'essentiel pour nous ? Les impératifs liés à notre programme, la construction et l'architecture de nos bâtiments, notre activité humanitaire... Toutes ces choses sont importantes, certes, mais sont-elles essentielles ?

Il est certain que la visibilité d'une église, toujours souhaitée, passe par l'ouverture de nouveaux quartiers, implique un programme de construction et une présence humanitaire aujourd'hui plus indispensable que jamais.

Mais l'Essentiel pour l'Eglise n'est pas dans les bâtiments, dans les oeuvres, dans les finances, mais dans le fait de parler de Jésus et d'annoncer le Message du Salut dans Sa personne.

Ne trouvez-vous pas étrange que d'aucuns préconisent de restreindre la foi à la sphère du privé... Maintenir la foi dans le domaine du privé revient à imposer le silence à l'église, et cela dans le même temps où des lois anti-conversions sont votées pour affirmer le monopole d'une église d'Etat. Maintenir la foi dans la sphère du privé au moment où l'église nationale de Suède (pour ne citer qu'elle) participe au cortège de la Gay Pride de Stockholm en annonçant que "l'amour est plus fort que la mort."

Si nous comprenons bien... il y a des faits et des vérités que l'on peut porter sur la place publique et d'autres dont on ne veut pas entendre parler.

Que la religion soit comprise comme une affaire privée, cela ne me gène pas - je m'en accommode d'autant mieux que je ne suis pas un religieux. Mais si la religion appartient à l'ordre privé, l'Evangile est une vérité publique, et nous avons ordre de le proclamer.

Combien de pressions n'ont-elles pas été exercées sur les croyants de l'Eglise primitive, pour freiner l'expression de leur témoignage : "empêchons-les de parler en ce Nom là" est toujours au programme de notre adversaire le diable.

Pensons un instant aux obstacles qu'il fallait affronter :

  • défier la volonté de Rome
  • aller à l'encontre des courants de pensées marqués par la philosophie grecque
  • faire face à la cruelle hostilité de la synagogue...

Et pourtant, ils ont bouleversé le monde. Ils l'ont fait sans séminaire, sans bâtiment, sans maison de retraite, sans colonie de vacances, sans radio, sans télévision... Ils l'ont fait - c'est tout ! Ils ont fait tant avec si peu.

Et nous, aujourd'hui qui défions nous ? C'est parce que nous n'avons pas de réponse à une telle question que nous faisons si peu malgré tout ce que nous avons.

Le 27 septembre 1557, il y aura tout juste 450 ans, à la Porte du cimetière des Innocents de Paris, une jeune fille fut condamnée à être brûlée vive. Motif de la condamnation : elle avais osé distribué des prospectus chrétiens à la sortie du cimetière.

Plus près de nous, l'épisode dramatique des jeunes évangélistes Sud Coréen est là pour nous rappeler que si l'Eglise doit utiliser sa réflexion et son discernement, elle doit néanmoins poursuivre son devoir d'évangéliser.

Andray MURRAY disait : "il y a deux sortes de chrétiens : les gagneurs d'âmes et ... les rétrogrades." Ainsi, nous pouvons êtres fidèles aux rassemblements de l'Eglise, fidèles dans nos offrandes, fidèles envers notre famille, mais si nous ne témoignons pas, nous ne sommes pas en règle avec le Seigneur. 

Lors du récent décès de l'archevêque de Paris, on écrivait à son sujet : "qu'il revenait à l'essentiel de la foi." Faut-il attendre de l'Eglise qu'elle soit morte pour lui rendre un tel hommage ? Cela n'est ni possible, ni enviable. L'Eglise est faite pour l'Essentiel, et l'Essentiel, c'est de témoigner de Jésus.

"A la loi et au témoignage! Si l'on ne parle pas ainsi, Il n'y aura point d'aurore pour le peuple." (Esaïe 8/20)

Michel CHINER© Add Lyon

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