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Les dates clefs

  • 1787 (7 novembre) :

    édit de Versailles

  • 1794 (28 juillet) : mort de Robespierre - fin de la Terreur
  • 1799 (9 novembre) :

    coup d'Etat de Napoléon

  • 1801 :

    signature du Concordat

  • 1802 (08 avril) :

    ajout des Articles organiques

  • 1803 :

    La Loge du Change est affectée au culte protestant. Le bâtiment prend le nom de « Temple du Change »

  • 1825 : création de la Société protestante de prévoyance et de secours mutuels
  • 1828 - 1832 : Alphonse Monod, pasteur au sein de l'Eglise réformée de Lyon
  • 1832 - 1836 : Alphonse Monod, pasteur de l'église évangélique de Lyon
  • 1830 : création de la Bibliothèque populaire protestante de Lyon
  • 1844 : création de l'Infirmerie protestante
  • 1857 : installation de l'église évangélique rue de la Lanterne dans le 1er arrondissement
  • 1881 : lois Guizot, l'école devient gratuite, laïque et obligatoire.

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Les paroles

"C'est qu'auparavant j'étais sans Dieu et chargé moi-même de mon bonheur, et maintenant j'ai un Dieu qui s'en est chargé pour moi. Cela me suffit."

Adolphe Monod

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Portrait

Adolphe MONOD

Adolphe MONOD

"La voix du Réveil"

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Le Temple du Change

Le Temple du Change

Situé dans le Vieux-Lyon, lieu de culte depuis 1803.

  • Le Temple du Change

Le XIXème siècle

Le XIXème siècle

Plus d'un siècle s'écoule avant qu'on ne concède aux protestants quelques droits.

Le 7 novembre 1787, le roi Louis XVI signe un édit de tolérance qui accorde à ces derniers ainsi qu'à certains juifs le droit de bénéficier de l'état civil sans avoir à se convertir au catholicisme. Les protestants de Lyon ont à peine le temps de jouir de ce droit qu'ils obtiennent deux ans plus tard celui de la liberté de conscience. Nous sommes alors au début de la Révolution française. L'Assemblée constituante, fière de l'abolition des privilèges quelques jours plus tôt, proclame le 26 août 1789 la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qui affirme que "nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses" (article 10). Deux ans plus tard, en 1791, les protestants se voient enfin accorder le droit de culte sans aucune restriction. La Révolution a donc su répondre aux attentes des protestants, du moins les premières années, car sous Robespierre, un vent de déchristianisation souffle sur tout le pays et le culte protestant est à nouveau suspendu.

Puis Robespierre meurt et toute son idéologie avec lui. Mais si la liberté de religion est réaffirmée en France, il faut attendre l'arrivée de Napoléon Bonaparte au pouvoir pour que la question religieuse soit enfin réglée. Napoléon connaît mal le protestantisme mais semble apprécier les protestants au point de déclarer en 1801 : "Nous voudrions que tout le monde fût protestant". Il complète ainsi le Concordat de 1801 par des Articles organiques qui accordent de nouvelles libertés aux protestants tout en réglementant leurs Eglises. Si Napoléon cherche avant tout à contrebalancer la place de l'Eglise catholique en France, cette politique religieuse bénéficie aux protestants, et notamment aux Lyonnais à qui l'on accorde La Loge du Change le 28 pluviose an XI (1803) qui prend alors le nom de "Temple du Change". L'Église réformée de Lyon devient ainsi une Église concordataire où les pasteurs sont payés par le gouvernement.

En 1828, l'Eglise réformée de Lyon fait appel à Aldophe Monod. Celui-ci exerce son ministère pendant quatre ans jusqu'à ce que le Consistoire y mette un terme en votant sa destitution en 1832. Il prend alors la tête d'une petite communauté de protestants évangéliques et fonde la première Église évangélique de Lyon, installée passage Thiaffait. Adolphe Monod y exerce son ministère de pasteur jusqu'en 1836, date à laquelle il est appelé à occuper la chaire de théologie à l'université de Montauban. Ceci n'empêche pas le développement de l'Eglise Evangélique qui s'installe en 1857 dans la chapelle de la rue très commerçante de la Lanterne.

A partir des années 1820, les protestants lyonnais s'investissent de plus en plus dans des œuvres philanthropiques. En 1825 naît "La Société protestante de prévoyance et de secours mutuels", elle verse des indemnités de maladie en cas d'arrêt de travail, couvre les soins médicaux, et verse des pensions de retraite à chacun de ses adhérents. En 1830, ils fondent la "Bibliothèque populaire protestante de Lyon" dont le but est de favoriser l'accès aux livres pour les classes populaires. Installée au sein du Temple du Change, elle est ensuite déplacée au Grand Temple de Lyon en 1889. Ils sont également à l'origine de l'ouverture de plusieurs écoles dans la ville. Les malades et les personnes âges ne sont pas oubliés, "l'Infirmerie protestante" apparaît, rue des Fantasques, dès 1844, et s'installe au cours des Chartreux (aujourd'hui cours Général Giraud) en 1884, tandis que des maisons sont ouvertes pour les personnes âgées, ce sont les maisons Dethel et Morlot. Tout ceci témoigne de l'intérêt que portent les protestants lyonnais à la grande idée du XIXème siècle qui aboutira aux lois 1881, l'instruction, et leur engagement auprès des nécessiteux.